Infodoc & lubies diverses...

Papillonnages et butinages ; et quelques photos aussi

08 septembre 2009

Soleil et #mojitos

D'ici une grosse demi-heure aura lieu la deuxième Twitt Party rouennaise. Comme la dernière fois, le rendez-vous des soiffards tweeters est fixé à 19h30 au 3 Pièces (en terrasse paraît-il !). Les principaux piliers du twittland rouennais devraient - entre autres - répondre présents : @Sophiebib, @LaureLef, @Anseaume, @mosieurj, @franpisunship, @fl0re et @paris_normandie aka @sbailly. Le hashtag a été simplifié à la demande de JESUISPASUNEBALANCE qui trouve qu'elle a les doigts palmés après deux mojitos : #twittrouen.

Buvez, éliminez ;-)

02_Les_f_es

Vittel, août 2007

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29 août 2009

Ravag(é)e

Conversation limite surréaliste prise au vol cette après-midi dans une librairie (une vraie, pas celle à enseigne caca d'oie) :

- le client : bonjour. Je cherche un livre qui s'appelle Ravage
- la vendeuse (vu ce qui suit, peux pas me résoudre à l'appeler libraire) : euh... c'est quoi comme livre ?
- le client : un roman.
- la vendeuse : ...
- le client : ça se passe dans une société post-apocalyptique.
- la vendeuse : attendez je vais regarder (là elle pianote sur son clavier et réalise que la saisie du simple terme "ravage" lui renvoie une palanquée de résultats. On devine alors dans son regard une sorte de panique teintée de vide assez indescriptible. Elle se reprend néanmoins). Vous connaissez l'auteur ou l'éditeur ?
- le client : euh non.
- la vendeuse : ah. Regardez avec moi sur l'écran et dites-moi si vous le voyez.
- le client : ...
- la vendeuse : c'est récent comme livre ?
- le client : c'est-à-dire ?
- la vendeuse : ben c'est sorti il y a quelques années ou ça se compte en dizaines d'années ?
- le client : en dizaines d'année je pense.
- la vendeuse : ah.
Pas de bol, j'ai dû décrocher un moment pour suivre mon vendeur qui m'emmenait chercher "Le voyage était presque parfait" au rayon... anthropologie (sa place quoi !). Quand je suis revenue, notre pauvre client repartait bredouille, sans plus en savoir sur son mystérieux roman post-apocalyptique. Allez défendre ensuite la valeur ajoutée d'un libraire quand Amazon est capable de nous sortir le bon bouquin en tête de liste...

MonkeyFriendSmall

Macaque japonais, Jigokudani Yaen-kôen, environs de Nagano, mars 2009

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23 juin 2009

Twitt à Saint-Tropez

Je ne reviens pas sur mon nouvel ami chronophage, je ne dirai pas à quel point, loin de compléter mes outils de veille habituels, il empiète dessus.
Juste un petit message en passant pour dire que je serai ce soir au 3 Pièces (excellent établissement) avec les gazouilleurs du coin. Pas de tweet en direct : n'étant pas totalement perdue pour la science, je n'ai ni smartphone, ni eeepc, ni clé 3G. J'hésite juste à prendre l'appareil photo, au risque de ne jamais traiter ces clichés par manque de temps. Ou alors je fais péter le Zénit mais là, je ne réponds plus de rien niveau qualité de l'image :-p
Une quinzaine-vingtaine de participants s'annoncent, @sbailly en parle sur le blog de Paris-Normandie et un compte Twitter a même été créé pour l'occasion (voir aussi tous les tweets postés sous le hashtag #twittpartyrouen).
Voili voilou. Dans un petit quart d'heure je vais donc me mettre en route pour tenter de me socialiser (non je ne suis pas une sauvage, non je ne suis pas une sauvage, non je ne suis pas une sauvage, non... #méthodecoué).

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13 février 2009

Paris-Pontoise - Stratégies de recherche d'information des digital natives

Je n'ai pas l'âme blogueuse ces derniers temps. La faute à trop de travail (et ça, c'est parti jusqu'aux "grandes" vacances...) en premier lieu ; la faute aussi sans doute à l'apathie dans laquelle me plonge la météo maussade de ces dernières semaines. Mais ce soir, c'est week-end, je me lâche (et lach T kom !).

Ce matin, je suis allée travailler en bus. Non pas que ça me fasse gagner du temps, mes pieds sont en général plus rapides, mais parce que je n'étais pas d'humeur pour le parcours semé d'embûches du piéton rouennais les jours de pluie (c'est-à-dire environ les 2/3 de l'année...). En effet, au stationnement sauvage des 4x4 sur les trottoirs - qui pimente le slalom à accomplir entre les containers d'ordures ménagères et les déjections de toutes natures -,au comportement de sauvage de l'homo-automobilis pressé qui a oublié que les rayures blanches au sol accompagnées d'un dispositif de signalisation lumineuse passant à intervalle régulier du vert au rouge signifient qu'il n'a pas forcément la priorité, et à un éclairage public aléatoire (et oui, quand je pars au travail, il fait encore nuit), à tous ces désagrément quotidiens donc, s'ajoutent les plaisirs du pavé descellé, celui qui, en fourbe, manque de vous envoyer aux urgences tout en maculant le bas du pantalon d'un délicat liquide à forte dominante d'hydrocarbure. Bref, pour toutes ces raisons qui n'ont fait qu'un tour dans ma tête dans l'ascenseur, ce matin, j'ai pris le bus. Et je n'ai pas regretté.

A quelques sièges de moi, s'installe un petit groupe de jeunes filles en fleurs. De l'adolescente moyenne pourrait-on dire. Ni particulièrement stylée ni coincée. Manifestement, le bus de 7h30, c'est le meeting point quotidien de cette petite bande. Après les échanges d'usage en début de journée, débute une passionnante conversation au sujet de ce qu'on nous vend comme La Boum des années 2000, LOL. L'une sort de son sac à dos trop grand une page arrachée dans un magazine féminin vraisemblablement piqué à sa mère et la tend avec fierté à sa copine. La copine accueille le morceau de papier avec une joie indescriptible (mais regrette quand même que la photo ne soit pas au format poster), et, cherchant désespérement sur le papier glacé le nom de son idole éphémère, s'écrie qu'il est vraiment "trop beau". Là-dessus, elle ajoute qu'elle ne connaît pas son nom et qu'elle a cherché des photos de lui sur Internet mais qu'elle n'a pas trouvé grand-chose. Je tends l'oreille.

Si Nadine Morano avait été présente, nul doute qu'elle nous aurait fait une crise d'apoplexie et que Frédéric Lefebvre aurait surgi en un éclair pour justifier une fois de plus son aversion pour le repaire de pervers qu'est le Net. Cette pauvre jeune fille se plaignait en effet qu'elle n'avait trouvé que des trucs "zarbis" en "tapant LOL sur Internet", plein de "trucs pornos". Et là, je pense tout de suite illustration de ce mal rampant qui consiste à confondre Google et navigateur, et surtout Google et Internet. Je pense aussi à cette étude menée en Belgique et qui tend à montrer que tout digital natives qu'ils sont, la plupart des ados ne valent pas tripette quand il s'agit de rechercher une information. Je pense enfin à la façon dont elle aurait pu aisément trouver l'information recherchée, à commencer par le nom du jeune éphèbe (mais bon sang, pourquoi ne leur enseigne-t-on pas l'IMDB à l'école ? Que fait l'Education nationale ?). Tout ça se passe bien sûr très vite, même pas le temps du trajet entre les deux premières stations.

Intérieurement, j'élabore donc ma stratégie de recherche d'info et je pouffe, sans mauvais jeu de mots. Je continue en même temps d'écouter (le cerveau des femmes est nativement multitâche, c'est scientifiquement prouvé |o), et la première reprend la parole, me rassurant (un peu) du même coup sur les aptitudes informationnelles des jeunes générations. Elle propose en effet à son amie d'adopter une stratégie de recherche un peu plus élaborée, et lui suggère de combiner le nom du personnage et le nom du film "t'as qu'à chercher machin dans LOL - oui, j'ai oublié ledit prénom, honte à moi", et ajoute même que maintenant qu'elle connaît son vrai nom (grâce au sabotage du Figaro Madame de sa mère), elle aura plus de chance de trouver des choses sur lui. On progresse. Et on arrive à destination.

Moralité de ces quelques minutes instructives : quitte à s'exciter sur les "dangers d'Internet", qui ne sont pourtant pas bien différents de ceux de la "vraie" vie (voir l'excellent post de Nicolas Voisin, "Internet est une rue"), pourquoi ne pas inclure dedans le danger que représente l'équation manifestement répandue selon laquelle Google = Internet ? Au même titre que la pluralité dans la presse, la pluralité du Web me semble essentielle. Quel journal, quelle chaîne de télévision atteint aujourd'hui 90 % de parts de marché ? Si c'était le cas, et même avant qu'on atteigne de tels chiffres, des voix s'élèveraient, à juste titre, pour dénoncer ce dangereux monopole. On pourra donc faire toutes les leçons qu'on veut aux ados sur la nécessité de lire la presse et de multiplier les sources, si on ne leur enseigne pas la même chose pour la recherche d'information, alors cette génération et les suivantes sont perdues. Ils ont l'avantage d'être nés avec une souris et un clavier dans les mains, apprenons-leur à s'en servir. Le temps de cerveau rendu disponible par leur aisance à manier les outils est là pour ça.
Moralité plus légère : c'est universel, quand on est ado, on a des goûts de chiotte en cinéma et on est toute émoustillée au premier gommeux qui passe à l'écran.
Dernière moralité : ce que j'ai entendu d'une conversation entre deux gars de 15-16 ans hier n'a aucun intérêt sinon celui de m'avoir fait rire, mais je note que quand on prend le bus aux mêmes heures que les lycéens, on entend de ces perles... Et on se souvient que c'est un âge ingrat !

 

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28 janvier 2009

Organiser sa recherche d'info sur Internet - Le live !

Première sortie on stage et sans filet, et dans un exercice auquel je ne suis pas habituée : la déclinaison du livre en live, devant une (petite) poignée d'étudiants en master pro de sociologie. Non, pas habituée du tout, et c'était vraiment le jour des premières fois :
- première fois que je prêche la bonne parole documentaire sur ce sujet,
- première fois que j'interviens sur un temps aussi court (2 heures seulement pour une pipelette de mon espèce, ça relève du challenge !),
- première fois que je m'exprime devant des étudiants sans que je sois des leurs.

Bilan de cette après-midi :
- comme d'hab, je me demande comment les vrais profs tiennent toute l'année sans coke ;
- comme d'hab, je ne suis pas trop contente de moi parce que j'ai oublié ci et trop parlé de ça ;
- ça fait tout drôle de remettre les pieds une dizaine d'années plus tard dans un établissement qu'on a fréquenté... un certain temps (oui, j'aimais tellement ça que le redoublement de certaines UV n'était que pure stratégie pour faire durer le plaisir. Si si |o) ;
- après toutes ces années, je constate que les vieux bâtiments sont toujours en aussi bon état et que les "nouveaux" ressemblent de plus en plus aux anciens, que le militantisme étudiant n'est plus ce qu'il était (c'était mieux avaaaaaaaant !), que la nourriture est toujours aussi délicieuse (question : ont-il cryogénisé les plats il y a 15 ans pour nous les resservir aujourd'hui ?), et que, dans l'ensemble, les moyens affectés à l'enseignement supérieur témoignent toujours de l'intérêt que lui portent les différents ministres en charge du sujet ;
- deux heures c'est à la fois trop long et trop court, et ce qui les intéresse n'est pas tant la méthodologie de recherche que l'aspect trucs et astuces ;
- pour plein de raison, des étudiants de troisième cycle, c'est pas pareil que des stagiaires du CNFPT (attention, porte ouverte enfoncée).

Sinon pour une fois, je me suis déchirée : j'ai pris la peine de faire une petite sélection de liens sur Delicious et j'ai même déposé mes  quelques slides sur Slideshare (voir plus bas). J'avoue avoir taggé un peu à l'arrache sur Delicious, car la plupart des liens ne rentraient pas trop dans les clous de ce que je sélectionne d'habitude. J'aurais pu créer un compte pour l'occasion mais la simple idée de devoir jongler entre les deux comptes déplaisait fortement au bâton de ski poil que j'ai dans la main...

Petite réserve pour les slides : je les considère un peu comme une ébauche, en attendant de faire un peu plus fourni pour une prochaine interv qui durera une journée entière au CNFPT à la fin du printemps.
La suite au prochain épisode, donc.


Recherche d'information sur Internet

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Posté par Aurelie B à 19:30 - Sinon des fois je bosse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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05 janvier 2009

Santé bonheur !

J'ai un peu traîné pour vous adresser tous mes voeux comme le veut la coutume, la faute à une saleté de gastro qui m'a clouée aux toilettes au lit, histoire de fêter dignement l'an neuf. Le méchant virus a néanmoins eu la décence de ne se manifester que le 1er au petit matin, ce qui m'a permis de profiter des festivités comme il se doit et d'apprécier à sa juste valeur le système médical mis en place les jours fériés. A cette occasion, j'adresse un grand coup de chapeau aux trois personnes âgées mal-comprenantes ayant eu la bonne idée de venir renouveler leur ordonnance pour les varices et/ou l'hypertension à midi, dans la seule pharmacie de garde de la rive droite...

Point de bonne résolution, à quoi ça sert sinon à se dire le 31 décembre qu'on ne les a pas tenues, quand on ne les a pas oubliées. De toute façon, j'ai déjà arrêté de fumer, et quand je pense à la douzaine dizaine de bouteilles de Fronsac qui m'attendent à la cave avec quelques merveilles ligériennes, bourguignonnes ou rhône-alpines, je n'ai pas l'intention de les laisser dormir (et ne parlons pas du Minttu finlandais, qui débouche en un clin d'oeil les sinusites les plus récalcitrantes). Je vais juste essayer d'être un peu plus assidue sur le blog, de traiter mes photos de vacances en moins de 6 mois et de passer moins de temps à élever mes Sims. Et je ne prévois même pas de régime, la dizaine de jours au Japon étant censée, comme en 2008, faire son office sans que j'aie à me forcer (-6 kg sans rien demander, qui dit mieux ?).

Bonne année à tous. Que l'année 2009, qu'elle soit 2.0 ou pas, soit pleine de surprises, joies, bonheurs, croissants au beurre. Je vous laisse avec le grand Pierre et un ciel hivernal.

"Le but de l'homme moderne sur cette terre est à l'évidence de s'agiter sans réfléchir dans tous les sens, afin de pouvoir dire fièrement, à l'heure de sa mort : « Je n'ai pas perdu mon temps »". (P. Desproges, La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède).

Etretat_small

Etretat, février 2008

 

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14 octobre 2008

On s'éclate dans l'enseignement supérieur

Vous avez sans doute déjà vu des "Office Lipdub", ces vidéos potaches réalisées avec plus ou moins de créativité et d'intelligence par des salariés à donf' dans le corporate. Le meilleur (la vidéo originelle de la boîte de comm' Connected Ventures restera à tout jamais imbattable) y côtoie le pire (le pitoyable clip à message du Medef) et le style s'essoufle un peu, la nouveauté s'étant avec le temps un peu défraîchie.

Mais c'était sans compter - cocorico normand - sur les étudiants de l'IUT d'Elbeuf, dont le Thriller est en passe de devenir culte si l'on en croit la PQR, qui semble avoir découvert Internet il y a peu. Même BienBienBien, dont la spécialité est plutôt de râcler les fonds de bidets du web 2.0 (qui paraît-il est mort mais c'est un autre débat), est sous le charme !

Voila donc leur performance dans les locaux de l'IUT et c'est super bien fichu.



Lip Dub IUT SRC Rouen 2008
envoyé par arcanes-prod

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25 juillet 2008

L'audit, le maire et la médiathèque

Ca me tarabustait depuis trop longtemps d'en causer un peu. Ca fait un mois jour pour jour qu'une importante décision a été prise par la nouvelle municipalité : stopper le projet de médiathèque lancé par l'équipe précédente. J'ai bien conscience de marcher un peu sur des oeufs en en parlant, car d'une part, même si je ne travaille pas pour la Ville, j'ai tout de même une obligation de réserve à respecter, et d'autre part, je ne connais finalement pas grand chose à la lecture publique. De ce fait, je me garderais bien d'émettre un quelconque avis péremptoire sur la question (enfin je vais essayer car il paraît que je suis assez forte en avis péremptoires, un peu comme une sorte de moine Shaolin de l'opinion définitive, mâtinée de surcroît d'un soupçon de mauvaise foi. Mais est-ce de ma faute si j'ai toujours raison ?).

Bon trêve de plaisanterie, ça m'a tout de même un peu travaillé cette affaire, et depuis le temps que le feuilleton "Médiathèque" animait régulièrement la vie locale de ses soubresauts depuis une bonne quinzaine d'années, il faut reconnaître que tout s'est accéléré depuis à la louche environ 18 mois. Après avoir été l'Arlésienne des précédents mandats, le projet de médiathèque a en effet réellement pris corps au cours du mandat qui s'est achevé en mars, la première pierre ayant été posée à l'automne dernier. Il s'est dit à l'époque que le maire, voyant ses chances de victoires au prochain scrutin s'amenuiser jour après jour, aurait activé un peu les choses pour que son successeur (quand va-t-on enfin inventer un féminin à ce mot ?) ne puisse plus faire marche arrière. C'est pourtant ce qu'elle a fait, alors qu'une bonne partie de la structure du bâtiment était déjà sortie de terre.

Les principaux reproches fait à l'équipement étaient les suivants :
- il est placé en zone inondable ;
- il est excentré, et mal desservi par les transports en commun ;
- il est trop proche d'une autre médiathèque récemment ouverte et de dimension très honorable ;
- il ne répond que partiellement aux attentes des habitants du quartier (actuellement en pleine requalification) ;
- il est surdimensionné par rapport aux besoins et aux capacités financières de la ville ;
- son ouverture implique la fermeture de bibliothèques de quartier.
Pour ces raisons, l'Inspection des bibliothèques avait émis des réserves quant à l'opportunité de sa construction et les autres collectivités locales ont refusé de contribuer au financement ou de ne participer qu'a minima (Département). L'Inspection des bibliothèques avait en outre apporté son soutien au choix d'un autre site, qui s'avérait emporter également la préférence des financeurs potentiels que sont le Département, la Région et l'Agglo.

Le 25 juin dernier, le maire a annoncé sa décision de mettre fin au projet, avec pour conséquences immédiates l'interruption du chantier et la démolition de ce qui avait déjà été construit. Ce choix n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions, tant dans les rangs des politiques locaux qu'au niveau des habitants. Et ne parlons pas des agents des bibliothèques de la Ville pour qui l'abandon d'un projet en cours depuis cinq ans n'a pas été simple à digérer, quoi qu'ils aient pu en penser. Finalement, un compromis a pu être trouvé, et trois semaines plus tard, le 16 juillet, la Ville, le Département et l'architecte Rudy Ricciotti sont tombés d'accord sur un nouveau projet à vocation culturelle et une nouvelle affectation des bâtiments. La construction a donc repris, et en lieu et place de la médiathèque initialement prévue, une bibliothèque de quartier et les archives vivantes départementales verront le jour.

Je n'arrive toujours pas à savoir si tout cela m'attriste ou me réjouit. J'ai toujours trouvé que l'emplacement retenu par la précédente municipalité était une erreur monumentale. Le site de l'ancienne Ecole normale me semblait plus adapté, et pour tout dire, une implantation sur les quais, dans le cadre de l'aménagement du quartier Seine Ouest m'aurait même paru plus pertinent. Je passe sur la belle utopie du projet 2-en-1 qui consistait à remplacer l'affreux Palais des congrès par la médiathèque ; même si c'eût été une magnifique solution, qui en plus aurait eu le mérite de mettre à peu près tout le monde d'accord, l'espace aurait manqué pour accueillir la totalité du fonds qui se meurt dans les magasins de la bibliothèque Villon depuis des décennies. Néanmoins, je m'étais faite à l'idée de la médiathèque à Grammont, comme beaucoup de Rouennais d'ailleurs il me semble. Accessoirement, je m'étais aussi faite à l'idée que je n'y mettrais sans doute jamais les pieds. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai déjà du mal à aller dans les bibliothèques, alors si en plus il falut prendre la bagnole pour aller chercher des bouquins... par ailleurs, je ne suis pas certaine dans ce cas de l'exemplarité de mon bilan carbone ! C'est indéniablement plus "durable" d'emprunter des livres à la bibliothèque que de les acheter, sauf peut-être s'il faut sortir Titine... C'est aussi un peu triste de se dire que décidément, la ville n'aura sans doute jamais un vrai bâtiment fonctionnel, accessible et un tant soit peu "glamour" pour accueillir un fonds patrimonial pourtant si riche (le troisième de France dit-on). Je me souviens avoir visité les magasins de la bibliothèque centrale lorsque j'étais étudiante il y a un peu plus de dix ans maintenant, et en être ressortie avec une impression mitigée : à l'émerveillement de la découverte d'un manuscrit sur parchemin de "La Cité de Dieu" avait succédé le dépit suscité par la découverte des conditions de conservation d'un important fonds de partitions musicales. A l'époque déjà, on évoquait la construction d'une médiathèque...

Comme je l'écrivait en introduction, je n'ai pas d'opinion arrêtée sur les politiques de lecture publique. J'ai bien de vagues idées mais qui me sont toutes personnelles, et qui pour la plupart sont plus un point de vue de lectrice que de professionnelle. Catalogage, classification décimale universelle et collage de Filmolux ne me sont certes pas étrangers, mais sorti de ces connaissances anecdotiques, je m'aventurerais en prétendant que je suis capable d'aller au-delà des compétences communes aux métiers des bibliothèques et de la documentation. Il n'empêche que cette histoire de médiathèque me pose question. Ca me chiffonne, je n'arrive plus à retrouver où j'ai lu ça, mais dans un des biblioblogs qui alimentent mon Netvibes, quelqu'un (un commentateur ou un blogueur ?) s'interrogeait sur l'opportunité aujourd'hui de construire de gros équipements. La tendance étant à la dématérialisation et au travail en réseau, est-ce encore pertinent de concevoir d'importantes BM plutôt que de multiplier les équipements de quartier et de favoriser leur mise en réseau ? N'ayant pas d'avis péremptoire sur la question, comme convenu, je me garderais bien d'y répondre. Mais ça ne m'empêche pas d'y réfléchir...

Posté par Aurelie B à 19:20 - ... ergo sum ? - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 juillet 2008

Soulagement

Ils sont enfin partis... Les bateaux, les touristes, les homo-automobilis arrogants, les cars de clubs du 3ème âge et les bons Français moustachus à l'humour anisé.
Depuis bientôt 20 ans, on nous promet tous les cinq ans la fête pendant dix jours. Tant que je ne travaillais pas j'ai fui. Maintenant qu'il faut bien bouffer et, c'est normal, laisser la priorité aux mères de famille, je suis coincée. Je ne peux pas faire comme les centaines (milliers ?) d'autochtones qui ont avancé leur congés pour échapper à l'invasion de marins d'eau douce.
Dix jours de fête ? Dix jours de calvaire en ce qui me concerne. On pourra me reprocher d'être une trentenaire pisse-froid et acariâtre ; en ces circonstances, je le prendrais limite pour un compliment. Je pourrais aussi essayer de vaguement me défendre en répondant que ce n'est pas ma conception de la fête. Se marcher les uns sur les autres en beuglant, la binouze "de luxe" à la main et le chapeau de pirate en carton de la Matmut sur la tête, s'entasser comme des moutons sur le chemin de l'abattoir dans des bus bondés et faire la queue pendant deux plombes sous la flotte pour monter sur un rafiot amélioré en manquant de relever le défi de Chirac à la moindre glissade, ce n'est pas ma conception de la fête. Arriver tous les matin la tronche à l'envers au travail, non pas parce qu'on s'est bien éclaté, mais parce qu'on n'a pas pu fermer l'oeil
avant une heure indue à cause des "festivités", si tant est qu'on puisse considérer les hurlements avinés, les hélicos de la gendarmerie et les sirènes de la maréchaussée comme des festivités, ça m'amuse moyen également.
Je pourrais faire un catalogue du cortège de nuisances que l'on subit depuis 10 jours. Mais je m'arrête là, sinon on va vraiment finir par croire que je suis une indécrottable aigrie adepte d'un ascétisme des plus orthodoxes et qu'en plus je ne suis pas une "bonne Rouennaise". Pourtant, en vrai, je n'ai rien contre une bonne bouteille, un bon concert ou un truc sympa à visiter. Limite je veux bien être bonne pâte et tolérer la foule, mais uniquement quand c'est pour contempler des cerisiers en fleur au Japon, assister au premier come back des Pink Floyd avec un final de folie genre ciel zébré d'éclairs pendant "Another brick in the wall", ou faire signer une affiche par les Fatals Picards (surtout si Laurent me dit que j'ai un très joli t-shirt).
M'enfin tout ça pour dire qu'ils sont partis, et que même s'il faut encore patienter 4 semaines pour la vrai déconnexion, le mois de juillet va enfin pouvoir commencer à prendre des airs de vacances.

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02 juillet 2008

Photo du soir

Vision du soir...

RainbowCathedrale

Au passage, je viens d'apprendre la libération d'Ingrid Betancourt

Posté par Aurelie B à 22:11 - En passant... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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